LA TIME

Ce serai au départ de cette cyclo sur le 115 Kms. 

D'autres personnes du club participeront-ils à cette cyclo?

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Mou aussi, je serais à la Time, sur le grand parcours. En espérant que la météo sera convenable.

La Time

 

Dimanche dernier, j’étais au départ de la « Time Megève Mont Blanc ». Je suis un habitué de cette course. Comme son nom l’indique, le départ et l’arrivée se situent à Megève. J’ai effectué le trajet jusqu’à Megève avec Pierre.
 
Je vous donne le principe de cette épreuve. Les 2039 cyclistes, qui sont à 8h30 sur la ligne de départ, doivent tout d’abord monter le col des Aravis (10 km de montée). Après une longue descente sur Thônes, il faut ensuite grimper le col de la Croix Fry (12 km de montée), puis repasser par la fin du col des Aravis (5 km de montée). Après une longue descente sur Flumet, il y a 2 solutions, soit on tourne à gauche pour rejoindre Megève, soit on va à droite pour grimper le col des Saisies. 728 cyclistes choisissent la première option, ils seront classés sur le petit parcours (85 km). Pour les autres, il faut donc monter le col des Saisies par Crest Voland (12 km de montée). Aux Saisies, il y a encore 2 solutions : soit vous faites demi-tour, et vous rejoignez Megève, soit vous continuez tout droit. 854 cyclistes choisissent la première option, ils seront classés sur le circuit moyen (115 km). Reste donc les 310 cyclistes (soit donc moins d’1 sur 6) qui descendent les Saisies par Bisanne vers Villard Doron. Et là, que faut-il faire ? Eh bien, il faut remonter jusqu’au Saisies par Hauteluce ! Une fois au sommet, on peut enfin rejoindre Megève. Ce dernier parcours fait 148 km. Vous l’avez deviné, si je suis là, c’est pour faire le grand parcours. Avec la grosse chaleur annoncée, ça va être une édition très difficile. N’habitant pas à la montagne, je n’ai monté aucun col cette année. Et puis, le poids des ans commence à se faire sentir (bien que je ne sois pas encore trop âgé !).   
 
Donc parlons de ma course. Je décide de partir très prudemment. Dans le premier col, je suis doublé par beaucoup de participants, mais, je sais que la majorité d’entre eux partent pour le petit ou le moyen parcours. Je suis entre 135 et 140 pulsations par minutes (mon maxi est de 172 pul/min et mon mini est de 43 pul/min). Pour l’instant, tout va bien. Dans le 2ème col, je double Jean Pierre Papin, le parrain de la course. Eh oui, JPP fait du vélo maintenant, il terminera 281ème (sur 728) du petit parcours. Pour lui, c’est bientôt la fin, alors que moi, je n’en suis pas encore à la moitié. J’apprendrais plus tard, qu’au sommet de ce 2ème col, je suis classé 270ème position (sur 310) de ceux qui termineront le grand parcours. Bien sûr, c’est la fin du classement, mais, honnêtement, pour faire le grand parcours, il faut une certaine volonté. La montée des Saisies se fait relativement bien, je commence à doubler des cyclistes qui ont présumé de leur force. Aux Saisies, la tentation est très forte de tourner à gauche et de rejoindre Megève. Mais non, je chasse cette idée de mon esprit, je suis là pour faire le grand parcours. Je continue donc tout droit. En bas de la descente des Saisies, au contrôle de Villard sur Doron, je suis maintenant classé 246ème, j’ai donc gagné 24 places. Reste donc la montée vers les Saisies (par une autre face). Au départ, je pensais avoir encore beaucoup de force pour cette ascension, mais là, avec la chaleur, je suis au ralenti, je n’avance plus. Ce que je redoute le plus, c’est les 5 derniers kilomètres de la montée avec ses forts pourcentages (entre 7% et 11%). Et là, c’est au courage que je monte, j’ai presque envie de mettre pied à terre. Mais non, je ne le ferais pas. 2 km de sommet, on aperçoit les premiers chalets du village. On entre dans le village, mais il reste encore 1 km de montée. A 200 m du sommet, je donne un dernier effort pour doubler un concurrent que je suivais depuis plusieurs kilomètres et que je pensais hors d’atteinte. Me voilà donc enfin de nouveau aux Saisies, je n’ai plus de force. Cependant, j’apprendrais plus tard que je suis maintenant classé 228ème. J’ai donc doublé 18 concurrents dans cette dernière montée. J’étais tellement fatigué que je ne m’en étais pas rendu compte ! Finalement, je perds 2 places dans la partie finale et je termine donc 230ème en 7h 11’ 08.
 
Je suis à peine arrivé que Pierre me demande mes impressions. Je ne sais pas quoi dire, aussi je lui déclare que je suis déçu de mon temps et de mon classement. Car au départ, je m’étais fixé un temps maxi de 6h 45. Cependant, une fois reposé, à la lecture des temps de certains concurrents et des chiffres intermédiaires, je pense avoir adopté la bonne stratégie. Avec la chaleur et un léger allongement du parcours (plus de 4000 m de dénivelé), il n’était pas possible de faire beaucoup mieux. Je me rends compte que se fixer des objectifs en temps n’est pas une bonne option. Et puis, il faut se rendre à l’évidence, je ne suis qu’un cyclosportif très, très moyen.